Du rififi dans les sushis

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En vogue au cours des années 2000, les restaurants à sushis ont envahi nos villes, et même les petites villes. Le sushi, symbole d’une nourriture équilibrée, est devenu un véritable phénomène de mode, qui toutefois tend à s’essouffler. Au Japon, il est considéré comme un art pratiqué par les maîtres sushis. Mais quel dommage de réduire la cuisine japonaise à ce plat. Tous ceux qui ont mis les pieds au Japon savent que la cuisine populaire du Japon s’éloigne du raffinement des bars à sushis, fréquentés par les cols blancs en mal de décompression à la sortie des bureaux. On ne mange pas avec les sushis, on picore.

Mais savons-nous vraiment de quoi se composent ces petites bouchées, dans les centaines de restaurants qui fleurissent en France à tous les coins de rue? A 12€ la formule, pensez-vous vraiment que vous aurez droit à du poisson frais de la criée du matin ?

La réponse est évidemment non. Comme je l’ai précisé, les sushis devraient être réalisés par des maîtres sushis. Or dans nos villes, ils sont vendus par des chaînes ou des restaurants vietnamiens combinant yakitoris (cette petite brochette de viande), nouilles et autres chinoiseries. Impensable au Japon. On ne mélange pas les mets. Chaque restaurant a sa spécialité et ses maîtres.

composition-sushis

Un jour, j’ai voulu en savoir plus sur la composition des sushis low cost et ses accompagnements que l’on trouve dans des chaînes. Au menu : exhausteur de goût, glutamate, huile végétale donc hydrogénée, édulcorant, amidon modifié de maïs (OGM donc), conservateurs, colorants… Je savais déjà que les faux wasabis du commerce et les morceaux de gingembre fluos ne présageaient rien de bon. En revanche, mettre des additifs dans le riz vinaigré, c’est abuser. Chez moi, le riz pour faire les sushis, c’est de l’eau, du vinaigre de riz ou mirin et un peu de sucre. Point barre. Nul besoin de sirop de glucose, acidifiant et je ne sais quoi d’autre.

De plus, je note qu’une fois sur deux, le poisson est remplacé par du surimi (beurck). Et je doute que le saumon utilisé provienne de la pêche sauvage en Écosse, je parierai davantage sur du norvégien au PCB

Une récente étude américaine a montré qu’un plateau de sushis était plus calorique qu’un Big Mac ! Ce qui me fait sourire quand je vois certaines filles soucieuses de leur ligne en faire leur déjeuner favori « parce que la saucisse c’est trop gras »

Donc, si vous aimez les sushis, comme moi, préférez les rares restaurants spécialisés, attendez-vous à casser votre tire-lire et, mieux, lancez-vous dans leur réalisation maison. Nul doute qu’avec la dernière option, vous maîtriserez la qualité des ingrédients.

japon-sushis

Sushis maison

 

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2 Commentaires

  1. Bonjour
    Je viens de découvrir ce site qui me semble fort intéressant.
    Je reste cependant sceptique concernant la comparaison calorique.
    Un plateau de sushis serait donc plus calorique qu’un Big Mac ?

    D’abord j’aimerais bien connaître la taille et la composition du fameux plateau de sushis.
    Ensuite j’ai pu constater qu’on mange rarement un Big Mac tout seul en allant au MacDo!
    Il s’accompagne plus souvent de frites (calorique), d’une boisson (calorique) voire d’un Croc MacDo et d’un dessert quand ce n’est pas carrément un hamburger supplémentaire pour compléter.

    Comparons donc plutôt des choses comparables comme un menu MacDo classique ENTIER et un menu sushi classique ENTIER avec sa soupe miso et sa salade de chou!

    Je serais d’ailleurs curieuse de connaître cette sources pour pouvoir consulter l’article.
    Je reste personnellement sceptique quant au fait qu’il s’agit d’une étude américaine.
    Il est évidemment d’en leur intérêt que leurs résultats aillent dans leur sens…

    Pour terminer il me semble qu’on ne peut pas se limiter aux simples comparaisons caloriques mais qu’il faut creuser un peu sur la nature de ces calories.
    Un menu macdo, c’est fait essentiellement de lipides et de sucres rapides qui vont directement passer dans le sang, impacter brutalement la glycémie en lien avec le retour de la sensation de faim, se stocker directement dans les tissus adipeux et laisser une impression de satiété très courte.
    Un menu sushis, c’est fait essentiellement de protides et de sucres lents qui vont s’assimiler plus lentement, avoir moins d’impact sur la glycémie en lien avec le retour de la sensation de faim, apporter de bons acides aminés et de bons acides gras notamment les oméga 3 qui se trouvent dans les poissons gras et aussi laisser une impression de satiété plus durable.

    A ma connaissance donc il vaut tout de même mieux manger un plateau de sushis que manger un plateau de macdo si on veut surveiller sa ligne, le mieux restant bien sûr de préparer ses sushis et sashimis soi-même avec du poisson du poissonnier. Ce n’est finalement pas si difficile de couper des tranches dans un steak de thon ou de saumon et de faire des boulettes de riz gluant si on a une rizeuse et cela revient naturellement beaucoup moins cher. Bien sûr, les makis et les rolls, c’est une autre affaire 🙂

    • Il s’agissait ici des chaines de restaurants à sushis industriels où les ingrédients sont de très mauvaise qualité nutritionnelle (beaucoup trop de sucre, d’où les calories) Évidemment, personnellement je préfére 1000 fois des sushis et makis faits-maison aux burgers mal faits ! 😉

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