Zoom sur… Nîmes, la Rome française

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Lors de mon séjour en Camargue, je me suis rendue à Nîmes, la « capitale » du Gard. Un passage obligé ! D’ailleurs, le bon plan de l’été (et pas que) c’est d’emprunter le TER à 1€ pour voyager de la ville à la mer …. ou inversement.

Un peu d’histoire

Nîmes est une ville romaine de 2000 ans. Ses 3 principaux monuments fort bien conservés sont là pour en témoigner : l’Amphithéâtre (les Arènes), superbe, la Maison Carrée (un vrai temple romain) et la tour Magne.

Les Arènes, construites à la fin du 1er siècle après JC

La Maison Carrée

Considérée comme colonie dès l’an 40 avant JC, elle se situe sur la Via Domitia reliant Rome à l’Espagne. Elle est alors le passage obligé des marchands et conquérants qui franchissent le Rhône.

Son origine viendrait de Nemausus, fils d’Hercule, dieu de la Source, devenu Nemse puis Nismes. La ville rayonnait pendant l’Empire d’où sa prospérité et sa richesse monumentale, à l’image de la ville mère : Rome. Aqueduc de 50km, théâtre, temple, gymnase, thermes … la ville se dota de tous les équipements de l’époque. Aujourd’hui hélas, la plupart ont disparu. L’emblème de la ville, c’est toujours le crocodile avec son palmier, en souvenir de la conquête de l’Égypte par Rome.

A partir du 16ème siècle, la noblesse et la bourgeoise locale se convertirent au protestantisme. Puis les guerres de religion allaient marquer la ville pendant le 17ème siècle. Ce fut aussi l’époque des majestueux hôtels particuliers, symbole de la richesse des familles du monde de la banque ou de l’industrie.

La dolce vita

La ville est construite autour de son centre-historique, que l’on appelle l’Écusson. Il est très agréable de s’y balader car la plupart des rues sont piétonnes. Fraîchement débarquée à 7h du matin pour éviter la foule… et la chaleur, j’ai bien aimé me promener dans les ruelles très italiennes de par ses couleurs et ses odeurs. Nîmes c’est typiquement la ville du Sud : ses ferias, son rythme du midi, ses terrasses, beaucoup, ombragées parfois, ses fontaines, sa douceur de vivre, ses gourmandises à se chauffer les papilles, son soleil (beaucoup plus agréable quand c’est le petit matin il faut bien dire)

Ce qui frappe en arrivant de la gare aux Arènes c’est la rénovation de l’espace où cohabitent chefs d’œuvre antiques et architecture ou design nouveaux (Philippe Starck, Norman Foster). On s’en rend compte notamment avec le Carré d’Art qui abrite entre autres le Musée de l’Art Contemporain (tout à côté de la Maison Carrée) considéré par certains comme le « Beaubourg méditerranéen ».

Les spécialités gourmandes de Nîmes

Arrêtons-nous chez Villaret, rue Madeleine, une boutique, que dis-je, une institution de la ville, spécialiste du croquant depuis 1775, où il est très facile de craquer (et de croquer !) devant tant de petits délices qui ne demandent qu’à être goûtés.

La spécialité numéro un de Nîmes, c’est la brandade. J’en ai parlé dans un article spécial.

L’olive de Nîmes : la picholine, très fruitée. Il faut savoir par ailleurs que le Gard est le deuxième département producteur d’huile d’olive française.

Le petit pâté nîmois : une sorte de pâté en croute que l’on trouve aux Halles et chez quelques charcutiers. Celui que j’ai goûté était à base de viande de taureau.

La fraise de Nîmes : gariguette ou ciflorette, bien parfumée, une des premières fraises françaises de la saison.

Le vin Costières de Nîmes et Coteaux du Languedoc, deux AOC réputés qui sentent bon le Sud.

La bonne idée de Gourmandise sans frontières : faire les marchés du soir au centre-ville, tous les jeudis de juillet-août entre 18h et 22h30. Producteurs, artistes, artisans se retrouvent pour une chouette ambiance. Nous, on valide le concept !

J’espère que ce reportage vous donnera l’envie de vous arrêter dans cette cité millénaire, qui mérite largement la sortie sur l’autoroute des vacances.

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